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Par Voix dissonantes dans Accueil le 22 Mars 2012 à 06:38
Pacte avec le diable
Les relations entre les Alliés et les nazis pendant et après la Seconde Guerre mondiale n'ont-elles pas parfois relevé d'un pacte avec le diable ?
Calvi et Baumann se sont plongés dans 250 000 pages de dossiers tout juste déclassifiés de la CIA, du FBI et des services secrets de l'armée américaine, le tout recouvrant une période allant de la fin des années 1930 jusqu'au début des années 1980…
Fabrizio Calvi écrivain, documentariste & Steeve Baumann reporter, documentariste
Plus sur Fabrizio Calvi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fabrizio_Calvi
Plus sur Steeve Baumann : http://www.slideshare.net/JPGros/steeve-baumann-linterview-8297384
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Par Voix dissonantes dans Accueil le 20 Mars 2012 à 06:18
Vers une civilisation d’obèses hypersexualisés et immatures

Konrad Lorenz ( 1903-1989 ) biologiste et zoologiste autrichien, prix Nobel de physiologie ou médecine.
La théorie de la dégénérescence
La théorie de la dégénérescence de Lorenz inscrit dans la nature biologique de l’homme les problèmes de décadence des civilisations. Cette constatation vient de la comparaison entre les caractéristiques de l’homme civilisé et des animaux domestiqués. En cela, Lorenz remarque que les animaux domestiques se caractérisent souvent par :
1. Des problèmes alimentaires et un manque de contrôle des mécanismes de l’appétit pouvant entraîner l’obésité
2. Des problèmes de régulation de la sexualité et une hypersexualisation.
3. Une régression infantile des individus, les adultes se comportant comme des individus immatures (dépendance parentale et activité ludique).
Selon Lorenz, l’homme civilisé, n’étant plus contraint par l’environnement sauvage, a été forgé par la sélection artificielle produite par la civilisation elle-même. Ainsi, l’espèce humaine s’est auto-domestiquée. Toujours selon Lorenz, sans un système social de valeurs fortes imposées et régulatrices des moeurs, la nature «domestique» de l’homme civilisé prendra le dessus. Nous obtiendrons alors une civilisation d’obèses, hypersexualisés, immatures et passant leur temps à se divertir. Plus inquiétant, si l’évolution de l’homme depuis un million d’années fut propulsée par l’ajout génétique d’instincts typiquement humains, celui de l’homme civilisé depuis dix mille ans est caractérisé par une dégénérescence génétique.
La théorie de l’agression
La théorie de l’agression de Lorenz est une généralisation de la théorie anthropologique du bouc émissaire (cf. notamment notre article sur Réné Girard) En premier lieu, Lorenz démontre que la parade nuptiale de plusieurs espèces animales est une variation du comportement d’agression. Le schéma général de la parade nuptiale consiste en un comportement d’attaque entre le mâle et la femelle qui, à la dernière seconde, est réorienté vers un ennemi commun. La raison : l’instinct d’appropriation du territoire chez chacun augmente la motivation d’agression ; la sélection naturelle a simplement permis ce rapprochement en permettant de détourner cette agressivité vers un ennemi commun.
L’application de cette théorie à l’homme fait en sorte que pour que l’amour soit possible, il faille nécessairement haïr les mêmes choses ensemble. De même, tout regroupement social ne peut exister que par réorientation de l’agressivité interindividuelle contre un ennemi commun : nation contre nation, classe supérieure contre inférieure, syndicat contre patronat, parti politique contre parti politique, équipe contre équipe, etc…
Source http://www.unidivers.fr/ merci à Erwan !
Plus sur Konrad Lorenz http://fr.wikipedia.org/wiki/Konrad_Lorenz#La_th.C3.A9orie_de_la_d.C3.A9g.C3.A9n.C3.A9rescence.5B5.5D
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Par Voix dissonantes dans Accueil le 18 Mars 2012 à 14:11
Les limites du traitement keynésien d’une crise structurelle

Gérard Duménil ( photo ) et Dominique Lévy, économistes, chercheurs au CNRS et auteurs, entre autres, de « The Crisis of Neoliberalism », Harvard University Press, Cambridge M.A.,
Quatre ans déjà depuis que les symptômes du premier épisode de la crise du néolibéralisme furent observés au mois d’août 2007. La crise s’exporta des États-Unis vers le monde à l’automne 2008, et la plupart des économies entrèrent alors en récession. Lorsque la croissance dans les vieux centres, États-Unis et Europe, fit un bref retour après que la production eut atteint son point le plus bas au second semestre de 2009, les commentateurs de tous les médias et cercles académiques, à de rares exceptions près, célébrèrent le retour de la prospérité au terme d’un regrettable épisode. Il fallut, pourtant, constater que la sortie de crise tardait à se consolider. Le discours devint celui de la « rigueur », la tentative de faire peser le poids de la crise sur les épaules de ceux ou celles qui en sont les moins responsables, les classes populaires et moyennes.
Mais, à la fin de l’année 2011, le ton changea brusquement. L’inquiétude tournait à la panique. La Chancelière Angela Merkel ne craignit pas de déclarer que la crise se prolongerait, en Europe, sur de nombreuses années (sortir de la crise de la dette est « un processus qui ne durera pas des semaines, pas des mois, mais des années »). La Réserve fédérale n’est pas plus optimiste. Le 25 janvier dernier, elle déclarait qu’il faudrait soutenir l’économie pendant plusieurs années (au moins jusqu’à la fin de l’année 2014) et décidait d’étendre la période de maintien des taux d’intérêt à des niveaux proches de zéro afin de stimuler la croissance. Qu’est-il advenu de la planète heureuse de la mondialisation néolibérale ?
Beaucoup semblait pourtant avoir été fait pour assurer la sortie de crise. Les leçons des années 1930 avaient été bien apprises ; mieux aux États-Unis qu’en Europe, il est vrai. Refinancement du secteur financier, déficits budgétaires massifs, tous les remèdes tant décriés de l’économie keynésienne furent appliqués. Eurent-ils des effets positifs ? La réponse est, à n’en pas douter, positive. Sans ces politiques, les records du grand plongeon des années 1930 auraient pu être battus. De telles politiques sont-elles susceptibles de conduire à une sortie de crise ? La réponse est, cette fois, clairement négative. Ou, autre manière de poser la même question, qu’avaient apporté de telles politiques dans les années du New Deal ? La réponse est simple : un sursis. Ces politiques keynésiennes ne peuvent que soutenir temporairement l’activité économique. Elles ne sauraient se substituer aux réformes susceptibles d’assurer la sortie de crise. Elles n’y contribuent que d’une manière et une seule, en donnant le répit nécessaire à la mise en œuvre des réformes et politiques conditionnant une véritable sortie de crise. Encore faut-il que la volonté de remédier aux causes sous-jacentes se fasse jour. Et c’est là où le bât blesse.
Cette crise est celle d’un ordre social, le néolibéralisme. La dite « création de valeur pour l’actionnaire » a fait de l’investissement productif un objectif subalterne ; dans de nombreux pays, les investissements se sont délocalisés vers les périphéries ou les processus de production sont sous-traités à des firmes étrangères ; les innovations financières les plus folles se sont multipliées, et des déséquilibres de la plus grande économie du monde, celle des États-Unis, ont atteint des niveaux insoutenables. Le néolibéralisme a été conçu et imposé avec pour objectif de renforcer les pouvoirs et revenus des classes les plus favorisées, une entreprise couronnée de succès, du moins jusqu’à sa crise, comme en témoigne ce qu’on appelle pudiquement la « hausse des inégalités ». Toucher à cet ordre social, c’est mettre en question ces intérêts, ceux-là mêmes que défendent les gouvernements et institutions en charge des affaires publiques.
Le premier Barak Obama, celui d’avant les élections de mi-mandat dans lesquelles les Démocrates perdirent la majorité, avait suscité quelques espoirs de réforme, mais le second marche à reculons dans la direction opposée. Une grande loi fut votée en juillet 2010, le Dodd-Frank Act, visant à une réforme profonde du système financier (transparence, surveillance, création de nouvelles agences de contrôle, protection des emprunteurs, interdiction de certaines opérations spéculatives, etc.). Mais les Républicains bloquent la nomination des nouveaux responsables et l’octroi des crédits nécessaires. Les opérations financières ne représentent, cependant, qu’un volet des transformations requises. Sur d’autres terrains, comme les paradis fiscaux, le commerce international et l’investissement à l’étranger, rien ne fut entrepris.
Le contraste est fort avec les années 1930 et 1940. Sous la contrainte du mouvement ouvrier national et mondial, et avec l’aide de l’économie de guerre, les États-Unis sortirent métamorphosés du New Deal et de la Seconde Guerre mondiale ; il en alla de même en Europe, notamment en France où le Front populaire avait initié une transition. De vigoureuses politiques économiques étaient mises en œuvre (politiques macroéconomiques et industrielles), la gestion des entreprises privilégiait les investissements et le changement technique, des efforts considérables étaient réalisés en matière d’enseignement et de recherche, et d’importants segments du système productif étaient nationalisés. Ces dispositifs trouvaient un complément nécessaire, au plan international, dans le dispositif mis en place par les accords de Bretton Woods. La crise actuelle n’a ouvert aucune perspective similaire. Le chômage s’est installé dans la durée, alors que, au fil des jours, l’addition monte : un déficit plus un déficit plus un autre… égale une dette de l’Etat dont on n’entrevoit pas le point culminant ! Le vent de panique qui souffle maintenant ne tient qu’à cette évidence redoutable : le sursis touche à sa fin.
Sur quoi cette fin s’ouvre-t-elle ? Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale prit, à l’automne 2010, le relais des « marchés » (les institutions financières) dans le financement de la dette publique, s’engageant dans son financement direct (la dite « planche à billets » plaisamment rebaptisée « facilité quantitative ») ; en Europe, la Banque Centrale dut, sous la contrainte des événements, faire fi de ses réticences et s’aventurer sur la même voie, quoiqu’avec beaucoup plus de réserve. Le sursis s’en trouve prolongé, mais pour combien de temps ? La nouvelle récession suscitée par l’austérité est en marche, et les agences de notation font leur travail. On croît rêver quand on entend l’agence Standard and Poors stigmatiser le recours exclusif aux politiques d’austérités : « Nous croyons qu’un processus de réforme reposant sur le seul pilier de l’austérité budgétaire risque de s’avérer autodestructeur, du fait de la chute de la demande résultant de l’inquiétude croissante des ménages concernant la sécurité de l’emploi et les revenus disponibles, causant la diminution des recettes fiscales. » Le prochain épisode de la crise sera un moment difficile à passer et les interventions des banques centrales pour sauver les institutions financières ont encore de beaux jours devant elles.
En Europe, ce second épisode de la crise revêt des traits particuliers du fait de l’inégalité des atteintes selon les pays. L’Allemagne n’est pas épargnée par les déficits budgétaires et la montée de la dette publique, mais moins que d’autres. L’attention se focalise sur certains pays de la périphérie européenne comme la Grèce, le Portugal ou l’Espagne, et plus récemment sur l’Italie. Ce seraient ces pays qui auraient mis en danger la survie de la zone euro par leurs politiques laxistes. Mais personne n’est, désormais, à l’abri…
Il faut donc le clamer haut et fort : la crise de la dette des États est l’expression de la continuation pendant plusieurs années de politiques de soutien alors que peu ou rien n’est fait pour remédier aux causes d’une crise structurelle. Tout le monde sait qu’il faut arrêter le processus de désindustrialisation, la seule voie qui permettrait de redonner aux économies une capacité de croissance autonome (c’est-à-dire indépendante des déficits), au-delà de la lamentable tendance à la réduction des salaires les plus bas comme aux Etats-Unis et en Allemagne. Et pourtant, rien de conséquent n’est entrepris. Et les raisons de cet immobilisme sont politiques, des politiques dont les objectifs sont la défense des privilèges.
Source http://www.lemonde.fr/idees/
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Par Voix dissonantes dans Accueil le 16 Mars 2012 à 06:28
Debtocratie

Katerina Kitidi et Aris Hatzistefanou ( journalistes grecs initiateurs du projet Debtocratie )
« Debtocracy [1] » est un documentaire qui a reçu un vif succès en Grèce. Près de 500 000 personnes l’avaient visionné une semaine après sa sortie sur Internet en avril 2011 et plus d’un million, quelques semaines plus tard.
Ce projet de deux journalistes grecs a été entièrement financé par des donations. Ce film indépendant et militant retrace l’histoire de la dette grecque et dénonce les responsabilités dans la spirale de l’endettement qui a mené à l’intervention du FMI.
Il évoque l’exemple de l’Argentine et de l’Équateur qui ont montré que l’on peut résister au FMI et obtenir des créanciers une réduction réelle de dette. Il s’inspire tout particulièrement du cas de l’Équateur pour soutenir l’idée qu’un rapport d’audit est nécessaire pour négocier l’effacement de la part illégitime de la dette. Il popularise ainsi la mise en place en Grèce d’une commission d’audit de la dette publique qui mobilise actuellement de nombreux citoyens.
Face aux tabous et rengaines des médias dominants, ce film subversif appelle les citoyens à prendre eux-mêmes la parole, produire l’information pour se réapproprier la question de la dette et « reconquérir les espaces perdus par la démocratie au profit de la sphère financière ».[1] Debtocracy (Dettocratie). Un régime qui fait porter le poids de la dette à un peuple, alors que cette dette n’est pas la sienne.
( présentation de millebabords )
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Par Voix dissonantes dans Accueil le 14 Mars 2012 à 06:23
Le Peuple Roi

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A vos âmes, citoyens !
Nous sommes le peuple
A la veille des élections
Nous voudrions nous adresser à nos représentants
Président, sénateurs, députés, maires ou gouverneurs
Faut-il vous rappeler que vous êtes… nos serviteurs
On vous a choisi pour nous servir et non pour vous servir!
Nous sommes le pouvoir
Vous n’êtes que les porte-parole du pouvoir
Vous nous devez donc
Conscience, obéissance et excellence
La conscience, c’est la faculté de distinguer entre l’essentiel et l’inessentiel
Entre l’âme de l’État et les états d’âme
L’obéissance c’est la faculté de distinguer entre l’ordre et le désordre,
Entre l’ordre général et les désordres particuliers
L’excellence c’est la faculté de distinguer entre le possible et l’impossible
Entre ce que je peux et ce que je veux.
Apprenons-leur que nos fins importent plus que tous les moyens
Et la manière plus que toute la matière
Le peuple est UN et indivisible
Il ne veut plus entendre parler de divisions
Il est le seul artisan de son heure et de son bonheur
Il ne supporte plus les partisans
Ni de gauche… ni de droite… ni de droite… ni de gauche
Ni d’autre centre d’intérêt que l’intérêt général
La politique ne peut plus être une dogmatique
Mais sera une pratique fondamentalement éthique
Qui ne vise pas tel ou tel bien mais le bien commun
Monsieur le futur président… de la chose publique
Sachez que l’État c’est moi
Que je suis le ROI… le peuple ROI
Qui peut à tout moment changer de laquais
Reléguer ses délégués
Substituer un valet à un autre valet
Je suis plein aux as
Parce que je suis la lumière, l’énergie, la masse
Avec ses trois mots de passe
Liberté – égalité – fraternité
Ou la mort… devrais-je rajouter !
Je vous annonce la création de la sixième République
Avec une constitution active et interactive
Qui va faire de ses gouvernants de simples subordonnés
Condamnés à consulter chaque jour le peuple qui les a nommés.
A vos âmes, citoyens !publié par le Journal de Personne le 13 mars 2012
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